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 Pier Paolo Pasolini

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pietro-luigi de treviso
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MessageSujet: Pier Paolo Pasolini   Sam 6 Déc 2008 - 0:39

Ce soir, on a vécu un grand moment.

Y avait Rick, De Auxois, Albert et moi-même. On a rencontré ou plutôt écouté, sagement et avec un profond respect, un grand ami de Pasolini. Il a parlé de son vieil ami, l'un des plus grands poètes italiens du 20° siècle.

Un révolté antifasciste, antibourgeois, antigauche même, un communiste au sens premier du terme, un véritable chrétien qui se définissait lui-même comme chrétien sans Dieu : PIER PAOLO PASOLINI.

Il a parlé de son oeuvre, de ce qu'il était, comment il vivait dans sa tour, près de Venise... etc...

Il nous a également expliqué qu'un second procès sera sans doute prochainement organisé en Italie, parce que de nouvelles pièces ont été amené au dossier de son horrible assassinat, le 2 novembre 1975, dans la banlieue de Rome... Des pièces qui tendent à montrer que l'assassinat aurait été commandité par des industriels italiens.

Pasolini était communiste mais il se fâchait régulièrement avec les communistes. Il était chrétien mais détestait les institutions chrétiennes. Il était chrétien au sens du message du christ : bref véritablement communiste ! Laughing

Pasolini avait une conscience aigüe de ce que ce monde était en train de devenir, avec le triomphe de la consommation. Cela fait de ses textes, des textes visionnaires, prophétiques même et complètement actuels.

Bref, un moment inoubliable. Cette rencontre s'est passée à la maison des passages, à Lyon... Pour un peu, ça faisait maison des Passagers...

J'ai choisi pour vous un texte qui résume bien l'aspect visionnaire et même carrément écolo avant l'heure de Pasolini... Ce texte est tiré de son recueil : Écrits corsaires (c'est donc à propos...)

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Dernière édition par Pietro-Luigi De Treviso le Sam 6 Déc 2008 - 0:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Sam 6 Déc 2008 - 0:39

Pier Paolo Pasolini a écrit:
1er février 1975

L’article des lucioles*

[* Corriere della sera, sous le titre « Le vide du pouvoir en Italie ».]

« La distinction entre fascisme adjectif et fascisme substantif remonte à rien moins qu’au journal il Politecnico, c’est-à-dire à l’immédiat après-guerre… » Ainsi commence une intervention de Franco Fortini sur le fascisme (l’Europeo, 26-12-1974) : intervention à laquelle, comme on dit, je souscris complètement et pleinement. Je ne peux pourtant pas souscrire à son tendancieux début. En effet, la distinction entre « fascismes » faite dans le Politecnico n’est ni pertinente, ni actuelle. Elle pouvait encore être valable jusqu’à il y a une dizaine d’années : quand le régime démocrate-chrétien était encore la continuation pure et simple du régime fasciste.
Mais, il y a une dizaine d’années, il s’est passé « quelque chose ». Quelque chose qui n’existait, ni n’était prévisible, non seulement à l’époque du Politecnico, mais encore un an avant que cela ne se passât (ou carrément, comme on le verra, pendant que cela se passait).

La vraie confrontation entre les « fascismes » ne peut donc pas être « chronologiquement » celle du fascisme fasciste avec le fascisme démocrate-chrétien, mais celle du fascisme fasciste avec le fascisme radicalement, totalement et imprévisiblement nouveau qui est né de ce « quelque chose » qui s’est passé il y a une dizaine d’années.

Puisque je suis écrivain et que je polémique ou, du moins, que je discute avec d’autres écrivains, que l’on me permette de donner une définition à caractère poético-littéraire de ce phénomène qui est intervenu en Italie en ce temps-là. Cela servira à simplifier et à abréger (et probablement aussi à mieux comprendre) notre propos.

Au début des années 60, à cause de la pollution atmosphérique et, surtout, à la campagne, à cause de la pollution de l’eau (fleuves d’azur et canaux limpides), les lucioles ont commencé à disparaître. Cela a été un phénomène foudroyant et fulgurant. Après quelques années, il n’y avait plus de lucioles. (Aujourd’hui, c’est un souvenir quelque peu poignant du passé : un homme de naguère qui a un tel souvenir ne peut se retrouver jeune dans les nouveaux jeunes, et ne peut donc plus avoir les beaux regrets d’autrefois).

Ce « quelque chose » qui est intervenu il y a une dizaine d’années, nous l’appellerons donc la « disparition des lucioles ».

Le régime démocrate-chrétien a connu deux phases complètement distinctes, qui, non seulement, ne peuvent être confrontées l'une à l'autre, ce qui impliquerait une certaine continuité entre elles, mais encore qui sont devenues franchement incommensurables d'un point de vue historique. La première phase de ce régime (comme, à juste titre, les radicaux ont toujours tenu à l'appeler) est celle qui va de la fin de la guerre à la disparition des lucioles, et la seconde, celle qui va de la disparition des lucioles à aujourd'hui. Observons-les l'une après l'autre.


Avant la disparition des lucioles.

La continuité entre le fascisme fasciste et le fascisme démocrate-chrétien est totale et absolue. Je ne parlerai pas de ceci, dont on parlait aussi à l'époque, peut-être dans le Politecnico : l'épuration manquée, la continuité des codes, la violence policière, le mépris pour la constitution. Et je m'arrête à ce fait qui, par la suite, a compté pour une conscience historique rétrospective : la démocratie que les antifascistes démocrates-chrétiens ont opposée à la dictature fasciste était effrontément formelle.

Elle se fondait sur une majorité absolue obtenue par les votes d'énormes strates de classes moyennes et d'immenses masses paysannes, guidées par le Vatican. Cette direction du Vatican n'était possible que si elle se fondait sur un régime totalement répressif. Dans un tel univers, les « valeurs » qui comptaient étaient les mêmes que pour le fascisme : l'Eglise, la patrie, la famille, l'obéissance, la discipline, l'ordre, l'épargne, la moralité. Ces « valeurs » (comme d'ailleurs sous le fascisme) étaient « aussi réelles », c'est-à-dire qu'elles faisaient partie des cultures particulières et concrètes qui constituaient l'Italie archaïquement agricole et paléoindustrielle. Mais au moment où elles ont été érigées en « valeurs » nationales, elles n'ont pu que perdre toute réalité, pour devenir atroce, stupide et répressif conformisme d'Etat : le conformisme du pouvoir fasciste et démocrate-chrétien. Ne parlons pas du provincialisme, de la grossièreté et de l'ignorance des élites qui, à un niveau différent de celui des masses, furent les mêmes durant le fascisme et durant la première phase du régime démocrate-chrétien. Le paradigme de cette ignorance, ce furent le pragmatisme et le formalisme du Vatican.

Tout cela semble clair et incontestable aujourd'hui parce que les intellectuels et les opposants d'alors nourrissaient des espérances insensées. Ils espéraient que tout cela ne fût pas complètement vrai et que la démocratie formelle comptât au fond pour quelque chose. A présent, avant de passer avant la seconde phase, il me faut consacrer quelques lignes au moment de transition.


Pendant la disparition des lucioles.

A cette époque, la distinction entre fascisme et fascisme du Politecnico pouvait aussi s'opérer. En effet, aussi bien le grand pays qui était en train de se constituer dans le pays - la masse paysanne et ouvrière organisée par le P.C.I. - que les intellectuels les plus avancés et les plus critiques, ne se sont pas aperçus que « les lucioles étaient en train de disparaître ». Ils connaissaient assez bien la sociologie (qui, dans ces années-là, avait provoqué la crise de la méthode d'analyse marxiste), mais c'était des connaissances encore non vécues, essentiellement formelles. Personne ne pouvait soupçonner quelle serait la réalité historique du futur immédiat, ni identifier ce que l'on appelait alors le « bien-être » avec le « développement » qui devait réaliser pour la première fois pleinement en Italie ce « génocide » dont Marx parlait dans son Manifeste.


Après la disparition des lucioles.

Les « valeurs », nationalisées et donc falsifiées, du vieil univers agricole et paléocapitaliste d'un seul coup ne comptent plus. Eglise, patrie, famille, obéissance, ordre, épargne, moralité, ne comptent plus. Elles ne sur-vivent même plus en tant que fausses valeurs. Elles sur-vivent dans le clérico-fascisme émargé (même le M.S.I. les répudie pour l'essentiel). Les remplacent les « valeurs » d'un nouveau type de civilisation, complètement « autre » par rapport à la société paysanne et paléoindustrielle. Cette expérience a déjà été faite par d'autres Etats. Mais, en Italie, elle est entièrement particulière, parce qu'il s'agit de la première « unification » réelle subie par notre pays, alors que dans les autres pays elle se superpose, avec une certaine logique, à l'unification monarchique et aux unifications ultérieures de la révolution bourgeoise et industrielle. Le traumatisme italien dû au choc entre l'« archaïsme » pluraliste et le nivellement industriel n'a peut-être qu'un seul précédent : l'Allemagne d'avant Hitler. Là aussi, les valeurs des différentes cultures particularistes ont été détruites par l'homologation violente que fut l'industrialisation, avec pour conséquence la formation de ces gigantesques masses, non plus antiques (paysannes, artisanes) et pas encore modernes (bourgeoises), qui ont constitué le sauvage, l'aberrant, l'imprévisible corps des troupes nazies.

Il se passe quelque chose de semblable en Italie, et avec une violence encore plus grande, dans la mesure où l'industrialisation des années 60-70 constitue également une « mutation » décisive par rapport à celle de l'Allemagne d'il y a cinquante ans. Nous ne sommes plus, comme chacun le sait, en face de « temps nouveaux », mais d'une époque nouvelle de l'histoire humaine, de cette histoire humaine dont les cadences sont millénaristes. Il était impossible que les Italiens réagissent plus mal qu'ils ne l'ont fait à ce traumatisme historique. Ils sont devenus (surtout dans le Centre-Sud) en quelques années un peuple dégénéré, ridicule, monstrueux, criminel - il suffit de descendre dans la rue pour le comprendre. Mais, bien entendu, pour comprendre les changements des gens, il faut les comprendre. Moi, malheureusement, je l'aimais, ce peuple italien, aussi bien en dehors des schèmes du pouvoir (au contraire, en opposition désespérée avec eux) qu'en dehors des schèmes populistes et humanitaires. C'était un amour réel, enraciné dans mon caractère. J'ai donc vu avec « mes sens » le comportement imposé par le pouvoir de la consommation remodeler et déformer la conscience du peuple italien, jusqu'à une irréversible dégradation ; ce qui n'était pas arrivé pendant le fascisme fasciste, période au cours de laquelle le comportement était totalement dissocié de la conscience. C'était en vain que le pouvoir « totalitaire » répétait et répétait ses impositions de comportement : la conscience n'était pas impliquée. Les « modèles » fascistes n'étaient que des masques que l'on mettait et enlevait tour à tour. Quand le fascisme fasciste est tombé, tout est redevenu comme avant. On l'a aussi vu au Portugal : après quarante années de fascisme, le peuple portugais a célébré le 1er mai comme si le dernier qui eût été célébré avait été le précédent.

Il est donc ridicule que Fortini antidate la distinction entre fascisme et fascisme à l'immédiat après-guerre : la distinction entre le fascisme fasciste et le fascisme de la deuxième phase du pouvoir démocrate-chrétien n'a aucun terme de comparaison dans notre histoire ; non seulement dans notre histoire, mais aussi probablement dans toute l'histoire.

Mais je n'écris pas uniquement le présent article pour polémiquer à ce propos, même s'il me tient beaucoup à coeur ; je l'écris, en réalité, pour une raison très différente. La voici :

Tous mes lecteurs se seront certainement aperçu du changement des dignitaires démocrates-chrétiens : en quelques mois, ils sont devenus des masques funèbres. C'est vrai, ils continuent à étaler des sourires radieux d'une sincérité incroyable. Dans leurs pupilles se grumèle un vrai, un béat éclat de bonne humeur, quand ce n'est pas celui, goguenard, du mot d'esprit et de la rouerie. Ce qui, semble-t-il, plaît autant aux électeurs que le vrai bonheur. En outre, nos dignitaires continuent imperturbablement d'émettre leurs verbiages incompréhensibles où flottent les flatus vocis de leurs habituelles promesses stéréotypées.

En réalité, toutes ces choses sont bel et bien des masques. Je suis certain que, si on les enlevait, on ne trouverait même pas un tas d'os ou de cendres : ce serait le rien, le vide.
L'explication est simple : il y a, en réalité, aujourd'hui en Italie un dramatique vide du pouvoir. Mais c'est ceci qui compte : pas un vide du pouvoir législatif ou exécutif, pas un vide du pouvoir de direction, ni, enfin, un vide du pouvoir politique dans n'importe quel sens traditionnel ; un vide du pouvoir en soi.
Comment en sommes-nous arrivés à ce vide ? Ou, mieux, « comment les hommes du pouvoir en sont-ils arrivés là » ?

L'explication est, encore une fois, simple : les hommes du pouvoir démocrate-chrétien sont passés de la « phase des lucioles » à celle de la « disparition des lucioles » sans s'en rendre compte. Pour aussi quasiment criminel que cela puisse paraître, leur inconscience a été sur ce point absolue : ils n'ont en rien soupçonné que le pouvoir, qu'ils détenaient et géraient, ne suivait pas simplement une « évolution » normale, mais qu'il était en train de changer radicalement de nature.

Ils se sont leurrés à l'idée que, dans leur régime, rien n'évoluerait véritablement, que, par exemple, ils pourraient compter à jamais sur le Vatican, sans se rendre compte que le pouvoir, qu'eux-mêmes continuaient à détenir et à gérer, ne savait plus que faire du Vatican, ce foyer de vie paysanne, rétrograde, pauvre. Ils ont eu l'illusion de pouvoir compter à jamais sur une armée nationaliste (exactement comme leurs prédécesseurs fascistes) : ils n'ont pas vu que le pouvoir, qu'eux-mêmes continuaient à détenir et à gérer, manoeuvrait déjà pour jeter les bases d'armées nouvelles transnationales, presque des polices technocratiques. Et l'on peut dire la même chose pour la famille, contrainte, sans solution de continuité avec le temps du fascisme, à l'épargne et à la moralité : aujourd'hui, le pouvoir de la consommation lui a imposé des changements radicaux, jusqu'à l'acceptation du divorce et à présent, potentiellement, tout le reste sans limites (ou du moins dans les limites autorisées par la permissivité du nouveau pouvoir, qui est plus que totalitaire puisqu'il est violemment totalisant).

Les hommes du pouvoir démocrate-chrétien ont subi tout cela, alors qu'ils croyaient l'administrer. Ils ne se sont pas aperçus qu'il s'agissait d' « autre chose » d'incommensurable non seulement avec eux mais encore avec toute forme de civilisation. Comme toujours (cf. Gramsci), il n'y a eu de symptômes que dans le langage. Pendant la phase de transition - à savoir « durant la disparition des lucioles » - les hommes du pouvoir démocrate-chrétien ont presque brusquement changé leur façon de s'exprimer, en adoptant un langage complètement nouveau (du reste aussi incompréhensible que le latin) : spécialement Aldo Moro - c'est-à-dire (par une énigmatique corrélation) celui qui apparaît comme le moins impliqué de tous dans les actes horribles organisés de 1969 à aujourd'hui dans le but, jusqu'à présent formellement atteint, de conserver à tout prix le pouvoir.

Je dis « formellement » parce que, je le répète, dans la réalité, les dignitaires démocrates-chrétiens, avec leurs démarches d'automates et leurs sourires, cachent le vide. Le pouvoir réel agit sans eux et ils n'ont entre les mains qu'un appareil inutile, qui ne laisse plus de réels en eux que leurs mornes complets vestons.

Toutefois, dans l'histoire, le « vide » ne peut demeurer ; on ne peut l'affirmer que dans l'abstrait ou dans un raisonnement par l'absurde. Il est probable qu'en effet le « vide » dont je parle soit déjà en train de se remplir, à travers une crise et un redressement qui ne peuvent pas ne pas ravager tout le pays. L'attente « morbide » d'un coup d'Etat en est, par exemple, un indice. Comme s'il s'agissait seulement de « remplacer » le groupe d'hommes qui nous a effroyablement gouvernés pendant trente ans, en menant l'Italie au désastre économique, écologique, urbaniste, anthropologique ! En réalité, le faux remplacement de ces « têtes de bois » par d'autres « têtes de bois » (non pas moins, mais encore plus funèbrement carnavalesques), réalisé par le renforcement artificiel du vieil appareil du pouvoir fasciste, ne servirait à rien (et qu'il soit clair que, dans un tel cas, la « troupe » serait, de par sa composition même, nazie). Le pouvoir réel, que depuis une dizaine d'années les « têtes de bois » ont servi sans se rendre compte de sa réalité - voilà quelque chose qui pourrait avoir déjà rempli le « vide » (en rendant également vaine la participation possible au gouvernement du grand pays communiste qui est né au cours de la dégradation de l'Italie : car il ne s'agit pas de « gouverner »). De ce « pouvoir réel », nous nous faisons des images abstraites et, au fond, apocalyptiques : nous ne savons pas quelles formes il prendrait pour directement remplacer les serviteurs qui l’ont pris pour une simple « modernisation » de techniques. De toute manière, en ce qui me concerne (si cela peut intéresser le lecteur), que ceci soit net : je donnerai toute la Montedison, encore que ce soit une multinationale, pour une luciole.

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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Sam 6 Déc 2008 - 1:18


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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Sam 6 Déc 2008 - 2:19

...quel mec ! Merci Treviz' !
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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Sam 6 Déc 2008 - 3:10

De rien, Fanchou ! Et je savais que ça allait te plaire sachant que tu aimes et connait encore mieux Pasolini que moi.

Un anecdote aussi que nous a raconté l'ami :

Un jour, ils se baladaient dans la banlieue de Roma pour le repérage d'un film et là, ils croisent des gamin érants qui mendiaient 1 lire ou 2...

Pasolini sourit et sort un billet de 100 000 lires de sa poche, puis leur dit en riant : "j'ai pas d'monnaie, vous pouvez allez m'en faire et me ramener la différence ?" Laughing

Sur 100 000 lire (une grosse somme à l'époque), 150 euros, ça voulait dire qu'il fallait que les momes ramènent 99 999 lire !!! Laughing Il avait lancé ça comme une boutade, sachant qu'il leur les filait de toute manière...

Une heure ou deux après, les momes reviennent pour lui rendre la monnaie car ils avaient su par bouche à oreille qu'il s'agissait du poète ! Et que tous les pauvres le respectaient car il était un peu leur voix.

Pasolini était ému mais en bon frioulan (ces êtres rustres et bourrus du nord-est... Laughing Laughing Laughing Allusion à ma compatriote Cora... Wink ), il répond au contraire par une boutade qui ne laisse rien paraître de son émoi : "Ben les gars, vous avez pas envie de faire des affaires à ce que je vois... Remarquez tant mieux, restez pures..." Evidemment, il n'a pas pris la monnaie.

Une autre sympa :

Il détestait mai 68 car il pensait que c'était une révolte amusement de petits bourgeois qui tôt ou tard deviendraient de grands bourgeois et se disait solidaire de ses camarades CRS !!! Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Encore une fois, il avait vu juste...

Un jour, un jeune militant communiste, universitaire, vient à une de ses lectures et se met à le contrer en prétendant qu'il n'était pas un révolutionnaire, que ses propos contre les jeunes camarades français étaient réactionnaires, etc...

Le jeune étudiant communiste portait les cheveux longs...

Pasolini le dévisage et lui explique qu'avoir les cheveux long est une attitude réactionnaire d'identification à la horde, puis il le traite de sale petit bourgeois en lui demandant d'arrêter de parler et de lire son oeuvre au plus vite ! Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing

D'ailleurs, il a ensuite écrit un article pour dénoncer l'abject port du cheveu long des petits bourgeois qui s'encanaillent en se prétendant révolutionnaires... mais qui ne sont en réalité que de sales petits fascistes, comme tout le monde... Laughing Laughing Laughing

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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Sam 6 Déc 2008 - 3:48

J'en reviens pas ! Et non, je ne le connais pas plus que ça ! Tu me le fais vraiment découvrir...doublement merci !

J'étais tellement ému en lisant ça...que je me suis mis à essayer de le lire en italien dans ma tête...je repense aux amis perdus à Milan à qui j'aurais aimé lire ça dans leur langue...Marta l'avocate communiste des montagnes du Trentin, Marco ce mec cultivé comme pas deux et qui faisait des boulots de merde alors qu'il parlait couramment le latin, se faisait les manifs....une tronche et un mec génial, Sergio, ce psy intéressant, et aussi...merde alors, je me souviens plus son prénom, un agrégé de philo qui bossait avec moi dans une boîte de télésurveillance...comme on s'emmerdait la nuit, on passait nos soirées à refaire le monde, discuter de politique, de BD (il avait un oncle dans l'édition et on parlait notamment de Corto Maltese, un "héros en commun").

En tout cas ca me fait entrevoir de quelle Italie ils viennent et pourquoi leurs convictions....je t'assure c'est quelque chose de fort parce qu'on passait notre temps à "polemicare" et c'était chouette....
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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Sam 6 Déc 2008 - 4:09

Hugo Pratt, voilà bien un Vénitien génial... pas comme l'autre... Laughing Laughing

Ce que j'aime dans cette italie là, c'est qu'elle est intelligente mais tout en restant populaire et non-élitiste. La poésie y a un sens concret remontant à la nuit des temps. Elle est la parole sacrée, utile, une philosophie pratique dans la rue et dans les champs, et non un divertissement de salon pour snobinards et bobos...

Pour toi, Fanchou, le discours sur les cheveux en italien...


Pier Paolo Pasolini a écrit:
7 gennaio 1973. Il «discorso» dei capelli *

La prima volta che ho visto i capelloni, è stato a Praga. Nella hall dell’albergo dove alloggiavo sono entrati due giovani stranieri, con i capelli lunghi fino alle spalle. Sono passati attraverso la hall, hanno raggiunto un angolo un po’ appartato e si sono seduti a un tavolo. Sono rimasti lì seduti per una mezzoretta, osservati dai clienti, tra cui io; poi se ne sono andati. Sia passando attraverso la gente ammassata nella hall, sia stando seduti nel loro angolo appartato, i due non hanno detto parola (forse - benché non lo ricordi - si sono bisbigliati qualcosa tra loro: ma, suppongo, qualcosa di strettamente pratico, inespressivo).
Essi, infatti, in quella particolare situazione - che era del tutto pubblica, o sociale, e, starei per dire, ufficiale - non avevano affatto bisogno di parlare. Il loro silenzio era rigorosamente funzionale. E lo era semplicemente, perché la parola era superflua. I due, infatti, usavano per comunicare con gli astanti, con gli osservatori - coi loro fratelli di quel momento - un altro linguaggio che quello formato da parole.
Ciò che sostituiva il tradizionale linguaggio verbale, rendendolo superfluo - e trovando del resto immediata collocazione nell’ampio dominio dei «segni», nell’ambito ciò della semiologia - era il linguaggio dei loro capelli.
Si trattava di un unico segno - appunto la lunghezza dei loro capelli cadenti sulle spalle - in cui erano concentrati tutti i possibili segni di un linguaggio articolato Qual era il senso del loro messaggio silenzioso ed esclusivamente fisico?
Era questo: «Noi siamo due Capelloni. Apparteniamo a una nuova categoria umana che sta facendo la comparsa nel mondo in questi giorni, che ha il suo centro in America e che, in provincia (come per esempio anzi, soprattutto - qui a Praga) è ignorata. Noi siamo dunque per voi una Apparizione. Esercitiamo il nostro apostolato, già pieni di un sapere che ci colma e ci esaurisce totalmente. Non abbiamo nulla da aggiungere oralmente e razionalmente a ciò che fisicamente e ontologicamente dicono i nostri capelli. Il sapere che ci riempie, anche per tramite del nostro apostolato, apparterrà un giorno anche a voi. Per ora è una Novità, una grande Novità, che crea nel mondo, con lo scandalo, un’attesa: la quale non verrà tradita. I borghesi fanno bene a guardarci con odio e terrore, perché ciò in cui consiste la lunghezza dei nostri capelli li contesta in assoluto. Ma non ci prendano per della gente maleducata e selvaggia: noi siamo ben consapevoli della nostra responsabilità. Noi non vi guardiamo, stiamo sulle nostre. Fate così anche voi, e attendete gli Eventi».
Io fui destinatario di questa comunicazione, e fui anche subito in grado di decifrarla: quel linguaggio privo di lessico, di grammatica e di sintassi, poteva essere appreso immediatamente, anche perché, semiologicamente parlando, altro non era che una forma di quel «linguaggio della presenza fisica» che da sempre gli uomini sono in grado di usare.
Capii, e provai una immediata antipatia per quei due.
Poi dovetti rimangiarmi l’antipatia, e difendere i capelloni dagli attacchi della polizia e dei fascisti: fui naturalmente, per principio, dalla parte del Living Theatre, dei Beats ecc.: e il principio che mi faceva stare dalla loro parte era un principio rigorosamente democratico.
I capelloni diventarono abbastanza numerosi - come i primi cristiani: ma continuavano a essere misteriosamente silenziosi; i loro capelli lunghi erano il loro solo e vero linguaggio, e poco importava aggiungervi altro. Il loro parlare coincideva col loro essere. L’ineffabilità era l’ars retorica della loro protesta.

Cosa dicevano, col linguaggio inarticolato consistente nel segno monolitico dei capelli, i capelloni nel ‘66-67?
Dicevano questo: «La civiltà consumistica ci ha nauseati. Noi protestiamo in modo radicale. Creiamo un anticorpo a tale civiltà, attraverso il rifiuto. Tutto pareva andare per il meglio, eh? La nostra generazione doveva essere una generazione di integrati? Ed ecco invece come si mettono in realtà le cose. Noi opponiamo la follia a un destino di executives. Creiamo nuovi valori religiosi nell’entropia borghese, proprio nel momento in cui stava diventando perfettamente laica ed edonistica. Lo facciamo con un clamore e una violenza rivoluzionaria (violenza di non-violenti!) perché la nostra critica verso la nostra società è totale e intransigente».
Non credo che, se interrogati secondo il sistema tradizionale del linguaggio verbale, essi sarebbero stati in grado di esprimere in modo cosi articolato l’assunto dei loro capelli: fatto sta che era questo che essi in sostanza esprimevano. Quanto a me, benché sospettassi fin da allora che il loro «sistema di segni» fosse prodotto di una sottocultura di protesta che si opponeva a una sottocultura di potere, e che la loro rivoluzione non marxista fosse sospetta, continuai per un pezzo a essere dalla loro parte, assumendoli almeno nell’elemento anarchico della mia ideologia.
Il linguaggio di quei capelli, anche se ineffabilmente, esprimeva «cose» di Sinistra. Magari della Nuova Sinistra, nata dentro l’universo borghese (in una dialettica creata forse artificialmente da quella Mente che regola, al di fuori della coscienza dei Poteri particolari e storici, il destino della Borghesia).
Venne il 1968. I capelloni furono assorbiti dal Movimento Studentesco; sventolarono con le bandiere rosse sulle barricate. Il loro linguaggio esprimeva sempre più «cose» di Sinistra. (Che Guevara era capellone ecc.)
Nel 1969 - con la strage di Milano, la Mafia, gli emissari dei colonnelli greci, la complicità dei Ministri, la trama nera, i provocatori - i capelloni si erano enormemente diffusi: benché non fossero ancora numericamente la maggioranza, lo erano però per il peso ideologico che essi avevano assunto. Ora i capelloni non erano più silenziosi: non delegavano al sistema segnico dei loro capelli la loro intera capacità comunicativa ed espressiva. Al contrario, la presenza fisica dei capelli era, in certo modo, declassata a funzione distintiva. Era tornato in funzione l’uso tradizionale del linguaggio verbale. E non dico verbale per puro caso. Anzi, lo sottolineo. Si è parlato tanto dal ‘68 al ‘70, tanto, che per un pezzo se ne potrà fare a meno: si è dato fondo alla verbalità, e il verbalismo è stata la nuova ars retorica della rivoluzione (gauchismo, malattia verbale del marxismo!).
Benché i capelli - riassorbiti nella furia verbale - non parlassero più autonomamente ai destinatari frastornati, io trovai tuttavia la forza di acuire le mie capacità decodificatrici, e, nel fracasso, cercai di prestare ascolto al discorso silenzioso, evidentemente non interrotto, di quei capelli sempre più lunghi.
Cosa dicevano, essi, ora? Dicevano: «Sì, è vero, diciamo cose di Sinistra; il nostro senso - benché puramente fiancheggiatore del senso dei messaggi verbali - è un senso di Sinistra... Ma... Ma...».
II discorso dei capelli lunghi si fermava qui: lo dovevo integrare da solo. Con quel «ma» essi volevano evidentemente dire due cose: 1) «La nostra ineffabilità si rivela sempre più di tipo irrazionalistico e pragmatico: la preaminenza che noi silenziosamente attribuiamo all’azione è di carattere sottoculturale, e quindi sostanzialmente di destra» 2) «Noi siamo stati adottati anche dai provocatori fascisti, che si mescolano ai rivoluzionari verbali (Il verbalismo può portare però anche all’azione, soprattutto quando la mitizza): e costituiamo una maschera perfetta, non solo dal punto di vista fisico - il nostro disordinato fluire e ondeggiare tende a omologare tutte le facce - ma anche dal punto di vista culturale: infatti una sottocultura di Destra può benissimo essere confusa con una sottocultura di Sinistra».

Insomma capii che il linguaggio dei capelli lunghi non esprimeva piú «cose» di Sinistra, ma esprimeva qualcosa di equivoco, Destra-Sinistra, che rendeva possibile la presenza dei provocatori.
Una diecina d’anni fa, pensavo, tra noi della generazione precedente, un provocatore era quasi inconcepibile (se non a patto che fosse un grandissimo attore): infatti la sua sottocultura si sarebbe distinta, anche fisicamente, dalla nostra cultura. L’avremmo conosciuto dagli occhi, dal naso, dai capelli! L’avremmo subito smascherato, e gli avremmo dato subito la lezione che meritava. Ora questo non è più possibile. Nessuno mai al mondo potrebbe distinguere dalla presenza fisica un rivoluzionario da un provocatore. Destra e Sinistra si sono fisicamente fuse.
Siamo arrivati al 1972.
Ero, questo settembre, nella cittadina di Isfahan, nel cuore della Persia. Paese sottosviluppato, come orrendamente si dice, ma, come altrettanto orrendamente si dice, in píeno decollo.
Sull’Isfahan di una diecina di anni fa - una delle più belle città del mondo, se non chissà, la più bella - è nata una Isfahan nuova, moderna e bruttissima. Ma per le sue strade, al lavoro, o a passeggio, verso sera, si vedono i ragazzi che si vedevano in Italia una diecina di anni fa: figli dignitosi e umili, con le loro belle nuche, le loro belle facce limpide sotto i fieri ciuffi innocenti. Ed ecco che una sera, camminando per la strada principale, vidi, tra tutti quei ragazzi antichi, bellissimi e pieni dell’antica dignità umana, due esseri mostruosi: non erano proprio dei capelloni, ma i loro capelli erano tagliati all’europea, lunghi di dietro, corti sulla fronte, resi stopposi dal tiraggio, appiccicati artificialmente intorno al viso con due laidi ciuffetti sopra le orecchie.
Che cosa dicevano questi loro capelli? Dicevano: «Noi non apparteniarno al numero di questi morti di fame, di questi poveracci sottosviluppati, rimasti indietro alle età barbariche Noi siamo impiegati di banca, studenti, figli di gente arricchita che lavora nelle società petrolifere; conosciamo l’Europa, abbiamo letto. Noi siamo dei borghesi: ed ecco qui i nostri capelli lunghi che testimoniano la nostra modernità internazionale di pri. vilegiati ».
Quei capelli lunghi alludevano dunque a «cose» di Destra.
Il ciclo si è compiuto. La sottocultura al potere ha assorbito la sottocultura all’opposizione e l’ha fatta propria: con diabolica abilità ne ha fatto pazientemente una moda, che, se non si pu proprio dire fascista nel senso classico della parola, è però di una «estrema destra» reale.

Concludo amaramente. Le maschere ripugnanti che i giovani si mettono sulla faccia, rendendosi laidi come le vecchie puttane di una ingiusta iconografia, ricreano oggettivamente sulle loro fisionomie ciò che essi solo verbalmente hanno condannato per sempre. Sono saltate fuori le vecchie facce da preti, da giudici, da ufficiali, da anarchici fasulli, da impiegati buffoni, da Azzeccagarbugli, da Don Ferrante, da mercenani, da imbroglioni, da benpensanti teppisti. Cioè la condanna radicale e indiscriminata che essi hanno pronunciato contro i loro padri - che sono la storia in evoluzione e la cultura precedente - alzando contro di essi una barriera insormontabile, ha finito con l’isolarli, impedendo loro, coi loro padri, un rapporto dialettico. Ora, solo attraverso tale rapporto dialettico - sia pur drammatico ed estremizzato - essi avrebbero potuto avere reale coscienza storica di sé, e andare avanti, «superare» i padri. Invece l’isolamento in cui si sono chiusi - come in un mondo a parte, in un ghetto riservato alla gioventù - li ha tenuti fermi alla loro insopprimibile realtà storica: e ciò ha implicato - fatalmente - un regresso. Essi sono in realtà andati più indietro dei loro padri, risuscitando nella loro anima terrori e conformismi, e, nel loro aspetto fisico, convenzionalità e miserie che parevano superate per sempre.
Ora così i capelli lunghi dicono, nel loro inarticolato e ossesso linguaggio di segni non verbali, nella loro teppistica iconicità, le «cose» della televisione o delle réclames dei prodotti, dove è ormai assolutamente inconcepibile prevedere un giovane che non abbia i capelli lunghi: fatto che, oggi, sarebbe scandaloso per il potere.
Provo un immenso e sincero dispiacere nel dirlo (anzi, una vera e propria disperazione): ma ormai migliaia e centinaia di migliaia di facce di giovani italiani, assomigliano sempre più alla faccia di Merlino. La loro libertà di portare i capelli come vogliono, non è più difendibile, perché non è più libertà. È giunto il momento, piuttosto, di dire ai giovani che il loro modo di acconciarsi è orribile, perché servile e volgare. Anzi, è giunto il momento che essi stessi se ne accorgano, e si liberino da questa loro ansia colpevole di attenersi all’ordine degradante dell’orda.

* Nel “Corriere della Sera” col titolo “Contro i capelli lunghi”.

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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Sam 6 Déc 2008 - 4:10

Voici un site où il y a la version originale italienne de Scritti corsari (écrits corsaires)...

http://www.pasolini.net/saggistica_scritticorsari.htm

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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Lun 8 Déc 2008 - 9:39

t'as conscience que les gens d'ici ne parlent pas italien ? Razz
(En dépit du fait que le français et l'italien soient dérivés du latin et qu'on puisse comprendre pas mal de mot)
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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Lun 8 Déc 2008 - 13:27

Oh tu fais chier "l'homme spam" ! Laughing T'as qu'à parler italien comme tout le monde... Laughing Laughing Laughing

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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Lun 8 Déc 2008 - 13:28

PS : j'vais te chercher des traductions des écrits corsaires, comme plus haut... Laisse moi le temps, c'est tout...

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MessageSujet: Re: Pier Paolo Pasolini   Lun 8 Déc 2008 - 14:07

J'ai essayer de me servir de mon franco-latin pour traduire quelques paragraphes mais je pense pas avoir tout saisi ^^
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