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 L'autobiographie du Vénitien...

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pietro-luigi de treviso
Le Vénitien
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MessageSujet: L'autobiographie du Vénitien...   Sam 28 Juil 2007 - 3:13

Quel vaniteux, ce Vénitien ! Il n'a pas son pareil pour revisiter l'histoire en se donnant le beau rôle ! Un Ego surdimensionné ! Voilà bien tout ce qu'il est !

Mon "autobiographie"...

Fils d'une famille de viticulteurs Vénitiens
produisant des vins que Dionysos, déjà,
bien avant le Christ, appréciait tant,
je suis né à Trévise, le 19 mai 1571.

En mai 1604, à l’aube de mes 33 ans,
je dirigeais, en ma Sérénissime République,
une fameuse imprimerie qui éditait nombre
de philosophes et poètes libres penseurs...

A la suite d’un sérieux différent qui m’opposa,
des mois durant, au doge Marino Grimani (mes publications
ne plaisant guère aux Grands de mon monde...),
je fus condamné, par un jugement arbitraire, sévère
et partial, à quitter Venise sous 40 jours.
Passé ce délai, je serais emprisonné…

Plus tard, en 1606, le nouveau doge, Leonardo Donato me réhabiliterait.
Je le soutiendrais contre le pape Paul V et assumerait, comme tous les
Vénitiens l'excommunication. Pour l'heure, nous étions en 1604 et
son prédecesseur me banissait pour publication d'écrit de
nature à troubler l'ordre public.

C’est en visitant, la tristesse et la colère au cœur,
une dernière fois ma sérénissime, que je pris la
décision de rassembler mes dernières économies
pour acquérir un Navire qui me mènerait vers le
nouveau monde.

Tout Vénitien est un marin doublé d’un poète...
Je ne mis pas longtemps à réapprendre cette
connaissance des lois de la navigation, qui semblait
bien ancrée au plus profond de mes gènes.
Ces gènes qui se font porteurs de la mémoire collective…
Et puis… un poète ne dirait-il plus tard qu’il n’y
a que deux métiers pour un homme : poète et
capitaine ?… Je serais donc poète… et capitaine…

C’est un ami du Ghetto qui me dégota la Galiote...
Elle avait certes déjà servie, mais restait toutefois
encore belle d’apparence… Ce même ami me trouva
un équipage, certes à l’allure insolite, mais qui avait
au moins le mérite de n’avoir plus aucune attache avec
ce pays… Des gars qui ne m’abandonneraient pas,
à la première occasion… Des gars vaccinés au mal
du pays ! Tous avaient sans doute quelque chose à
fuir… Mais ce n’était pas mon problème… Ils me
respectaient comme leur capitaine et je les
respectais en tant qu'hommes d'équipage... Tel
était notre pacte de marins… Sans doute se
doutaient-ils bien que tout comme eux, j’avais
aussi quelque chose à fuir… La solidarité des exilés…

C’est par un beau matin de juin que je donnai
l’ordre d'appareiller et que mon second, Alberto
Censi, largua les amarres à tout jamais.
Notre but : le nouveau monde !

Nouveau monde… l’idée était motivante pour
quelqu’un qui souhaitait laisser les morts enterrer
les morts, dans son vieux monde sans espoir !
J’allais peut-être enfin pouvoir expérimenter,
concrètement, de nouveaux modes de vie…
J’allais peut-être enfin naître en une vie meilleure.

J’avais pris soin d’emporter quelques barriques
de Grappa, dans mon exil. Ce breuvage qui me
lierait toujours, où que je sois, à ma Vénétie natale.

J'avais également pris soin d'emporter des incunables
et autres livres, dans cette fuite en avant. L’un
deux, passionnant, y prônait l’avènement d’un
monde nouveau : Utopia ! J’avais l’impression,
ce matin là, de me mettre en quête d’Utopia !

Je crachai une dernière fois du côté de cette terre
d’Italie qui m’avait banni puis je posai définitivement
mon regard vers demain.

Grand, filiforme, je ne conserverais de mon ancienne
vie que la barbe noire taillée en bouc, le cheveu ras,
sans chapeau ni apparat inutile et une épée solide,
forgée dans de l’Argent. Sombre et cependant
éclairé par la vision d’un nouveau monde que je
souhaitais créer (imposer s’il le fallait…) fraternel.
Je serais Maître à mon bord. Ce bord serait Utopia.
Mes alliances seraient fraternelles et mes inimitiés
seraient sans concessions.

J’avais baptisé mon navire du nom de « Mare Irae ».
« Mare Irae » ! La mer en colère ! Sans concession envers les
Grands de ce monde… Ces despotes, ces financiers, on dirait
bientôt capitalistes ou fascistes qui commençaient déjà à vouloir
faire du nouveau monde le comptoir de leurs intérêts…
« Mare Irae » pour ne pas laisser ceux qui m’avaient condamné
à l’exil, prendre ce qui restait de pur et de sauvage à cette
humanité renaissante ou moderne !
« Mare Irae » pour servir mon Idéalisme libertaire et hédoniste !
Je commercerais équitablement avec les peuplades indigènes,
détrousserais non moins équitablement les serviteurs pestilentiels
des couronnes d’Europe !

Ma mer en colère serait le berceau de mon Utopia ! Un monde
libre, fraternel et Sauvage ! Un monde taillé à l’image du poète
Sauvage que j’étais… Je perdrais sans doute quelques illusions
dans la traversée qui m'attendait mais je tenterais cependant
toujours de conserver intact un petit morceau de rêve.

Je me souviendrai toujours les pensées qui étaient les miennes,
en ce beau jour de juin, où je vis pour la première fois ma
sérénissime sombrer sous les flots argentés de l’Adriatique…
Des pensées d’Espoir ! Des rêves de Sauvagerie ! L’envie de
voir sombrer avec Venise tous les Grands de ce monde féodal
finissant ! L’espoir pour moi d’atteindre un beau jour Utopia !

Le voyage, depuis Venise, dura quelques mois... Il me fallut
tout d'abord rassembler nombre de paperasses, via un détour par
la Hollande où des Amys, peintres flamands, m'avaient promis,
par Amitié, de m'offrir leur nationalité... Ils m'introduirent auprès
du Stathouder Philippe de Orange-Nassau qui me confia une
lettre de marque faisant de moi un Corsaire de la République
des Provinces Unies de Hollande.

C'est par un début de printemps, aux allentours du
21 mars 1606, que nostre premier Navyre, fatigué
d'avoir affronter l'Océan des Atlantes, toucha cependant
enfin terre. Nous débarquions au port de Grenada...
C'est dans cette partie des Caraïbes que j'apprendrais
le métier de Corsaires, dévalisant des navires marchands
pour le compte du Stathouder Maurice de Orange-Nassau.

Plus tard, je me rendrais propriétaire d'une tartanne améliorée
que je rebaptiserais poétiquement goélette... Elle serait aussi armée
au port de Grenada et porterait le nom officiel de Hemerald Fish.
Un rapide navyre que ce poisson d'Emeraude...

Je retrouvais à cette époque mon vieil ami Lespinasse qui devenu
pirate parvint à me convaincre de le suivre dans sa nouvelle quête.
La Horde au drapeau noir qu'il avait constituée après avoir quitté
les frères de la Côte semait la terreur dans tout le sud des Caraïbes.
A ces côtés, je participai des mois durant à la prise d'un nombre
incalculable de places fortes. Nous les prenions, les pillions dans l'éspoir
d'hériger ma fameuse Utopia. Cependant, l'aventure s'épuisa du fait
de la démobolisation progressive et de la désorganisation des pirates.

A cette même époque, je créai ma première confrérie, La Cour des Miracles.
Des Corsaires de renom comme Rick Bald, Alan Donaldson, Piet Van Gulter,
les soeurs Lane, Ruud Van Bald, Benarola, Fredhongrie, Bram Hawkins ou
encore mon vieil ami De Auxois furent membre de cette confrérie
qui s'empara de nombreuses villes et participa à de nombreuses batailles en mer.

Lors de la fameuse horde au drapeau noir, je fis la connaissance de
corsaires et pirates grandiose qui m'influencèrent énormément.
Parmi eux, il y avait la célèbre et inoubliable Camille Guerezenn.
A cette époque, je me porterais acquéreur d'une Galiote dénommée "SOMBRE",
comme pour symboliser l'esprit qui me caractérisait alors, en ces
temps de révolte... Sombre termina sombrement au large de Cumana,
abordée et pillée par le Capytaisne Booba, traytre par mégarde de nostre
Horde au Drapeau Noir qui ensuite s'excusa valeureusement et s'acquita de sa dette...

Durant cette sombre époque, je me refugiai dans la boisson. Plus je buvai
et plus je devenai autoritaire. Par un soir de folie, je décidais d'exclure Bald,
les soeurs Lane, Donaldson et De Auxois de ma confrérie. Ils s'en allèrent
créer les Passagers du Récif qui devinrent alors mes pires ennemis.
Je devins un intraitable libertin m'amusant de la moindre provocation
envers le clergé, aimant conquérir les épouses des gentilhommes.
Je fis en cela la connaissance de Dame Louise de Castenac,
épouse du Sieur Enguerrand de Marigny qui deviendrait plus tard un ami.

Au cours de cette vie dissolue, s'amorça progressivement une embellie.
Cette courte résurection se fit sous le signe fécond de Vénus,
une fière et rapide Tartanne... Mais cette embellie ne dura pas...
Venus fit nauffrage, par la faute d'une autre traitrise : celle de Benarola.

Ce fau frère avait gagné ma confiance pour mieux la trahir et tenter de
s'emparer de la Cour Des Miracles. Son complot fut déjoué et de dépis, il
décida de se donner la mort. Quelque jour plus tard, De Auxois et sa femme,
Anna Van Mander, qui avaient également participé à ce complot, décidèrent de
quitter à jamais les Caraïbes sans laisser le moindre indice concernant leur
destination... Bouleversé, je confiai le poste d'Imperator de la Cour des Miracles
à Ruud Van Bald et après avoir réarmé un navire, "Le Vénitien vous aime",
je m'en allais pour l'Europe où je décidai de soutenir le nouveau doge Donato
contre le pape Paul V. C'est à ce moment-là que je fut excommunié.

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MessageSujet: Re: L'autobiographie du Vénitien...   Sam 28 Juil 2007 - 3:14

A mon retour, en septembre 1606, je décidais, de manière iconoclaste,
de faire fusionner ma confrérie, la Cours des Miracles, avec
la confrérie de mes ennemis d'hier : "Les Passagers du Récif".
Ces visiteurs des fonds marins avaient somme toute bon fond !
Il m'acceptèrent comme Président d'honneur. Puis comme Grand Maistre.
Je naviguai à ma guise focalisant ma hargne sur les marchand. Car les
marchands étaient, selon moi, à la source d'une société démoniaque, qui,
si on n'y prenait pas gare, risquait bien, un jour, au nom de l'argent,
de transformer ce monde en énorme charnier... En pleine quête, je fus
surpris, au large de Bermuda, par une impressionnante Armada Militaire.
Leurs tirs répétés eurent raison de mon "Vénitien vous aime"... A la
nage, accroché au seul coffre que j'avais pu sauvé, je parvins à parcourir
quelques centaines de Miles pour rejoindre le port de La Vega... où plus tard,
je fonderais un Casino (Bordel en Italien)... Pour l'heure, j'armai un nouveau
Navire, la Tartane Triumphing, qui, je l'espérais, m'apporterait le Triomphe...

A défaut de Triomphe, cette Tartane m'apporta surtout des ennuis...
Ayant mouillé au port de Saint Domingue, alors possession pyrate, je
décidais de me refaire une santé. Les rades étaient fécondes en gras
marchands... Par un après-midi d'automne 1606, l'esprit perturbé par le
souvenyr d'une jeune aventurière Hypagnole, je me positionnais au large
du port et, pris de je ne sais quelle folie, moi qui génarelement ne m'en
prenait jamais qu'aux marchands et aux militaires, je m'en allais canoner
du Pirate... Bien grand mal m'en prit. Le port m'interdit l'accès à ses
installation et je dus stationner au large, avec un navire déjà bien
sévèrement entamé par les éléments. Je me pensais en sécurité. Mon ami
Bram Hawkins, ancien de ma Cour des Miracles, était là en nombre avec sa
confrérie, pour, croyais-je, me laisser oeuvrer à ma guise. Cependant, l'un
des jeunes pirates de sa confrérie, Van Vlandingen, ne l'entendait pas de
cette oreille... Il jugea qu'il devait me punir pour mon attaque sur son collègue
pirate et il mit son jugement à exécution, malgré les appels au calme de Bram.
Mon Triomphing termina pitoyablement sa course dans les profondeurs, au
large de Saint Domingue. Plus tard, après m'être expliqué avec ce diable de
Van Vlaardingen, je devais trouver en lui, sinon un ami, en tout cas,
un homme d'honneur. Face à ce désastre, je m'ennivrai de Grappa et décidai
de joindre Yaguana, en chaloupe, d'où j'empruntai une nouvelle Tartane à
l'armateur local. Un navire baptisé : Veroveraar... Avec un nom pareil, je ne
risquais pas de pouvoir rêver de triomphes... Tout juste rêverais-je d'un
nouveau départ... Départ avorté... Puisque coulée entre Santo Domingo
et Rio de la Hacha par des militaires... Arrivé en chaloupe à Maracaïbo,
je me rendais acquéreur d'une nouvelle tartane au nom de Bloody Throne...

Cette époque de stagnation fut marquée par la mort de celle que
je respectais comme une soeur. Cette grand pirate Camille Guerezenn,
rattrapée par le mari qu'elle était venue fuir au Caraïbes, avaient été
condamnée à mort par pendaison pour un nombre incalculable
de crimes et délits. Je fus bouleversé par la mort de celle qui
fut pour moi, à bien des égards, un modèle. Depuis j'ai toujours
un drapeau rouge hissé à mon mât, pour lui rendre hommage.
Ce fut une époque de tristesse, d'inertie et de nostalgie.

Et puis, un beau matin de novembre 1606, le destin me sourit à nouveau...
Motivé par l'un de mes jeunes frères, Obsidian, qui m'encouragea à
faire preuve, de nouveau, de ma légendaire combativité, je contactai
les Passagers et nous prirent ensemble les citadelles de Maracaïbo puis
de Gibraltar. Nous chassâmes de ces lieux les Pirates de la Compagnie
Rive Sud. Cette confrérie que nous aimerions haïr puisqu'avec un certain
humour, elle nous laissa, au terme de violent combats, nous emparer d'un
de leurs Vaisseaux Trois Ponts !!! Finançant nostre cause en nous cèdant
généreusement la somme de 700 000 piastres... Dès lors nous les aimerions
comme nos meilleurs banquiers !

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Dernière édition par le Sam 28 Juil 2007 - 3:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'autobiographie du Vénitien...   Sam 28 Juil 2007 - 3:15

Cette époque faste et calme en appela une autre... grandiose...
Elle fut marqué par la naissance de mon fils, Arthuro. Mon seul héritier. Il
naquit en janvier de l'année 1607 d'une liaison adultérine que j'avais eu
9 mois plus tôt avec Ma Dame Louise de Castenac, femme du Sieur Enguerand
de Marigny. Ce fils, je le reconnaitrais et il serait également ma plus grande joie.

Durant ces mois calmes, nous avions négocier avec diverses confréries et nous
avions finalement aboutis à la formation d'une nouvelle coalition internationale,
comprenant des anglais, Espagnols, François, Hollandoys et Pyrates afin de
lutter contre l'impérialisme hégémonique des Maréchaux : une confrérie françoyse
qui se prenait pour l'armée de France là où elle n'était, comme toutes les autres
confréries, qu'une assemblée lucrative de brigands officiels (Corsaires).
Cette confrérie avait la facheuse tendance de servir une puissance que
nous réprouvions car à notre sens porteur de valeurs liberticides. Cette coalition,
nous l'appellerions, sur proposition de la Nina, Almirante de la Casa Velasquez,
La Mère des batailles. Elle démarra au large de Puerto Principe le premier Mars
1607, après que j'eu armé, au port de Santiago de Cuba, une nouvelle tartane :
La Sea Nymph... Cette phase inaugura l'ère salvatrice de la grande sédition.

Nous n'abandonnerions jamais ! Même la mort ne suffirait à nous faire
abandonner ! Nous étions alors des guerrilleros face à une armée impérialiste
et organisée ! Mais nous avions le COEUR, LA FRATERNITE pour nous !
C'est à cette époque que j'appris à connaître l'illustre Capitaine Oddball,
chef des Cymrys. Nous lièrent une amitié sincère et fraternelle. En cette île de la
Havanne, d'où débutèrent nos combats, nous nous ferions tous Commandantes !
QUELLE AVENTURE MAGNIFIQUE QUE NOTRE RESISTANCE EN FRATERNITE !
En ces heures, nous banissions ce mot : Abandon ! Nous étions plus en vie que
jamais ! Cette bataille était dure mais belle ! Elle faisait de nous des vivants !
Ici, face à la tyranie Imparialiste Maréchaliste, face aux côtes de la Havanne,
nous étions Comandantes de la Grande Coalition internationale de La Mère des
Batailles ! Nous luttions pour que vienne le regne de la fraternité entre les peuples !

Puis l'heure des saines explications s'en vint... Les Maréchaux cessèrent
d'occuper la place hégémonique de plus puissante confrérie. Ils ne représentaient
plus à mes yeux, cette menace qu'ils avaient pu être. Ils furent alors
salués comme de sacrés et valoreux ennemis ! Je compris en cela que
si leur vision du monde était d'ordre et de tactique militaire, celle des Passagers
était de liberté folle et d'internationalisme. Finalement, Passagers et Maréchaux
ne seraient probablement jamais du même bord... Mais ils cherchaient le même
port ! En cela, je les respecterai comme de valoreux ennemis.

De cette période, je sortis fatigué. Elle mavait placé devant la grande
complexité de la nature humaine... Combien avaient promis des ralliements
pour se désister finalement puis pour tirer sur l'ambulance, quand la bataille
était terminée... Je pris donc quelques vacances en mon nouveau QG de Bélize.

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MessageSujet: Re: L'autobiographie du Vénitien...   Sam 28 Juil 2007 - 3:16

De retour, je s'apperçus que bien des choses avaient changé... Les vieilles cartes
n'étaient plus d'actualité. Tout allait si vite en ce monde en plein essor !
Mon navire ne résista pas à la tempète qui alors dévasta nos côtes.
Je ne me démontai pas et acquis un Tartane à Santa Catalina après moultes
pérégrination en Chaloupe. A bien des égards, je crus alors que mon heure
avait sonnée. Mais il n'en était rien. La destiné me sourit de nouveau et elle se
nommait : Valiant. Une belle Tartane flambant neuve.

De cette îles, je mis le cap au Nord Est afin de rejoindre mes frères dans
la prise de Palacio. Là, les Passagers devaient jouer une nouvelle page de leur
histoire. Une page qui prouverait au monde qu'en ces mers, aucune zone n'est
à jamais protégée sans leur consentement... Une page de cette éternelle
"Mère des Batailles"... Après ce combat, je tenterais durant plusieurs
semaines, d'attaquer un Vaisseau 3 ponts pirates... Ce fut une bataille
obstinée avec seulement 3 canons ! Au bout d'une semaine, je parvins à
immobiliser ma proie... Mais elle était plus coriace que prévue... Et lors
d'une mauvaise manoeuvre de ma part, elle reprit le dessus et me coula.
En chaloupe, je repris la route pour Bélize où j'armais une galiote : Vermieling.

C'est à ce moment précis que ma vie bascula. En visite à la ville
de Monforum où je me rendais fort souvent afin, notamment,
d'aller admirer les sublimes toiles flamandes du palais du gouverneur,
j'appris que l'on allait juger 8 corsaires (dont mon ami Odball) pour
crimes économiques... L'issue de ce procès ne faisait aucun doute.
Ce serait la mort pour les 8 contrevenants... Comme la peine de
mort m'avait toujours semblé être une peine injuste autant
qu'inadmissible, surtout pour un déli, je m'imposais auprès du
gouverneur afin de lui donner mon avis, afin de solliciter une peine
alternative et afin de demander des avocats pour les accusés... Rick
Bald me suivit dans ce combat, ne manquant pas, lui non plus d'aller
exprimer son opinion chez le gouverneur... Plus tard, devant huit
potences en place public, je m'insurgeais de nouveau, mais
publiquement, cette fois-ci. De cette protestation naquit un mouveau.
Et au petit matin du 14 juillet 1607, des barricades furent dressées,
sous l'impulsion du jeune et talentueux Barthelemew Roberts... Puis
ce fut l'ascension. Les combats firent rages, le palais du gouverneur
fut attaquer par les séditieux dont j'étais. Un vaisseau du Capitaine
Dom Pedrovasquez fut mandaté pour évacuer le gouverneur. Mais
celui-ci n'embarqua jamais. Il mourrut avant d'y arriver. Entre temps,
les navires loyalistes tirèrent sur Monforum afin de décimer les séditieux.
Malheureusement, ils réussirent tout au plus à détruire des maisons,
ce qui eut pour effet de faire basculer le peuple du côté séditieux.
Ce que personne n'attendait se produisit alors. Les loyalistes fuirent
et les séditieux contrôlèrent la ville. Très vite, j'organisais, avec les
autres révolutionnaires, un conseil dans le Palais du Gouverneur que
nous rebaptisames Maison du Peuple. Nous décidames d'utiliser les
caisses du gouverneurs afin de créer un hôpital. Des caisses que nous
trouvâmes malheureusement vides. Mais nous montâmes tout de même
notre hospice de fortune, notamment avec le soutien des chevaliers de
l'Ordre de Malte. Nous installâmes notre conseil dans une gallerie du
palais que j'admirais pour ses décorations. Là encore, comme pour
les caisses, la salle avait été vidée de ses toiles flamandes avant notre
arrivée. Je soupçonnais alors les Pirates Piastreux de Mc Skorley qui avaient
curieusement quitté la sédition... juste après la prise du Palais et la fuite
du gouverneur... Je ne m'arrêtais cependant pas sur ce détail. Il y avait
tant de choses à faire et à réparer. Nous décidames d'enterrer les morts
avec les honneurs et selon leur confession, qu'ils fussent amis ou ennemis.
Nous vidâmes les greniers des monastères afin de nourrir le peuple.
Le régime du Conseil révolutionnaire dura une semaine. Le temps pour les
loyalistes de refaire leur forces. Or Dionysos semblait véritablement du
côté des loyalistes. La reconstitution de leurs forces coïncida étrangement
avec l'arrivée d'Europe du Cardinal D'Inquisio... Cet homme d'église avait
été envoyé à Monforum quelques mois avant pour régler certain problèmes
que nous ignorions... A la tête d'une armée de 1000 hommes, et
pas simplement des gardes suisses, le Cardinal rencontra ce qui restait
des forces loyalistes en fuite. Joignant leurs efforts, ils parvinrent à
écraser notre sédition et je fus mis au cachot avec quelques uns de
mes frères de lutte. Parmi eux, Dragan. Un maréchal, un ancien ennemi
qui allait s'avérer devenir un de mes plus estimés amis. Le sort était jeté
pour moi... Ayant défendu le doge Donato un an plus tôt, j'avais été, comme
tous les Vénitiens, excommunié... Le Pape Paul V avait depuis réhabilité
le peuple de Venise mais certaines mauvaises fréquentations du doge,
dont moi, n'avaient pas eu cette grâce... Je restais excommunié et le
Cardinal d'Inquisio le savait. J'étais donc dans la gueule du loup et
mon avenir devenait de plus en plus incertain.

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MessageSujet: Re: L'autobiographie du Vénitien...   Sam 28 Juil 2007 - 3:17

Et en plus, il a étalé ça sur 4 Posts ! Rolling Eyes

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Mc'Skorley
Et pour quelques piastres...
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MessageSujet: Re: L'autobiographie du Vénitien...   Sam 28 Juil 2007 - 5:53

Très sympa, Pietro mais t'avise pas de balancer cette accusation contre les Piastreux publiquement, sinon je sens que certains laisseront même pas au Cardinal le temps de t'exécuter qu'ils feront le travail eux-mêmes. Laughing

J'vais finir par devoir faire la même chose avec mon RP qui se complexifie et le fait que c'est pas simple à suivre puisque sur Corsaires, contrairement aux autres jeux où je suis passé, le forum ne permet pas de faire de RPs d'historique de perso.

Très intéressant à lire, si je puis me permettre. (Et même si je peux pas, je me permets.)
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Alexei Karivine
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MessageSujet: Re: L'autobiographie du Vénitien...   Sam 28 Juil 2007 - 7:31

Toujours un plaisir à lire !! cheers
Une belle fresque d'aventures... Wink
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Francois Lafeignasse
Fanchou
Fanchou
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MessageSujet: Re: L'autobiographie du Vénitien...   Sam 28 Juil 2007 - 10:53

Que du bonheur.... Smile
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MessageSujet: Re: L'autobiographie du Vénitien...   Sam 28 Juil 2007 - 16:41

Mc'Skorley a écrit:
Très sympa, Pietro mais t'avise pas de balancer cette accusation contre les Piastreux publiquement, sinon je sens que certains laisseront même pas au Cardinal le temps de t'exécuter qu'ils feront le travail eux-mêmes. Laughing

J'vais finir par devoir faire la même chose avec mon RP qui se complexifie et le fait que c'est pas simple à suivre puisque sur Corsaires, contrairement aux autres jeux où je suis passé, le forum ne permet pas de faire de RPs d'historique de perso.

Très intéressant à lire, si je puis me permettre. (Et même si je peux pas, je me permets.)

cheers cheers

Bon... Combien tu me les vends les toiles ? Laughing Laughing Laughing

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L'autobiographie du Vénitien...
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